Repenti

Correspondance épistolaire
Portrait stylo photoshopé

Ma chère fille,
Cela fait très longtemps qu’on ne s’est pas vus et je tiens à te demander pardon pour mon attitude. J’ai mal agi en te mettant à la porte de la maison, ce jour où tu m’as présenté ton amoureux, enfin je veux dire ton amoureuse (tu vois, j’ai encore du mal à m’y faire, deux ans après). J’ai eu le temps de la réflexion et je m’en veux terriblement. Bien sûr, ta mère n’a pas arrêté de me parler de mon erreur mais c’est moi seul qui ai pris la décision de cette lettre. Aussi, je te demande, de tout mon cœur, de me pardonner et je souhaite faire aussi des excuses à Natacha. Venez toutes les deux quand vous voulez.
Ton papa qui t’aime.

Papa,
Merci pour tes excuses bien tardives et que jamais, je n’aurai pensé recevoir un jour. Natacha et moi, c’est fini mais tu n’y es pour rien. Maman ne le sait pas encore d’ailleurs. Elle s’est mariée. Avec un homme. Moi aussi, j’aimerais pouvoir me marier un jour. Quand j’aurai trouvé le grand amour. Le vrai. Mais ce sera avec une femme, je préfère te prévenir tout de suite. Pour l’instant, je vis seule, ceci dit, je ne désespère pas.
Pendant deux ans, tu m’as ignoré, maman me disait dans l’état de colère où tu étais. Tu m’as jugé, moi ta fille, comme si j’avais commis un crime. J’ai des voisins, un couple de jeunes, qui viennent de se marier et la mariée avait ses parents à la noce : sa mère, sa belle-mère (pas la femme de son père, non, la femme de sa mère, elle a quitté son père pour partir avec une femme. Tu vois, ça peut arriver aussi chez les autres).
Je viendrais le week-end prochain si tu veux.
Je vous embrasse, maman et toi.
Ps : je te pardonne papa. Et puis, on doit reformer une famille. On le doit à maman. Tant qu’elle est encore avec nous. On lui a fait tant de mal et c’est peut-être à cause de nous… elle ne me l’a pas dit mais j’ai trouvé des ordonnances.

4 commentaires

  1. J’ai toujours eu du mal avec ces parents qui un jour mettent un voile sur leur enfant parce que leurs choix dérangent.
    Mais en même temps je ne juge pas, qui suis-je pour le faire
    J’aime ce début de correspondance entre un père et sa fille, certains évènements de la vie nous invitent à revoir notre position, à demander pardon, à pardonner.
    Un beau texte qui attend une suite…

    Aimé par 1 personne

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