6. Là sans être là

Un poisson nommé braquage

Sur la télésurveillance, nous avons vu les policiers devant la porte du magasin. Ma collègue m’a demandé de monter leur ouvrir la porte. Ce que j’ai fait.
Ils ont commencé à nous interroger. Je ne me souviens pas très bien du déroulement mais nous attendions aussi le responsable de la sécurité du magasin et en sa présence, nous allions regarder le ‘film’ enregistré du braquage. Je me souviens que, lorsque les policiers ont parlé de cela, je me suis empressée de leur dire que moi aussi, je voulais voir les images. C’est curieux mais j’ai la sensation que je le disais comme un enfant qui sait que les grands vont voir un film et qu’il a peur de ne pas pouvoir le regarder ( je retranscris la perception que je pense avoir eu de ce souvenir ). Cela devenait presque une idée fixe : je voulais voir ces images, je voulais voir le déroulé du début à la fin.
Pendant cette étape, nous étions tous dans le bureau, magasin fermé. Je me souviens que je ressentais mon regard fixe, qu’au fond de moi ce n’était pas possible ce que j’étais en train de vivre ( bien sûr, ce que Nous étions en train de vivre mais encore une fois, je ne parle que de mon point de vue ).
Ça me semblait irréel. Je le vivais parce que j’étais là mais je me sentais comme en dédoublement, comme si mon corps assistait à quelque chose mais que mon ‘intérieur’ était ailleurs.

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