Excuses

Image libre de droits sur un visage entouré de codes.
Je code

La programmation web est chronophage, la pulpe des doigts s’activent sur le clavier puis les phalanges sont aspirées par les touches et les mains sont pleines d’Html et de Css…

J’ai réussi des tests de positionnement pour suivre une formation de développeur web, un entretien est la seconde étape qui ne saurait tarder puis la recherche d’entreprises, etc.

Ma dernière cartouche de rebond est là, je ne peux la perdre des yeux, elle ne doit pas m’échapper…

Je n’ai plus le temps de venir vous lire et commenter, je dois me concentrer sur mon projet et lui consacrer tout mon temps. Merci à ceux qui me soutiennent via les ondes et l’énergie environnantes. Le moment venu, je reprendrai mes lectures ‘blogwordpressées’.

Enquête métier

Développement web

Dans le but d’une reconversion professionnelle, je recherche des développeurs Web, voire Front-end, afin de leur poser quelques questions (aucune sur le salaire) sur leur métier.

Alors, si vous connaissez des dev ou l’êtes vous-même, ce serait super gentil de m’aider dans ma démarche.

Un grand merci !

Imprime écran d'un affichage de code Html fait dans Visual Studio Code.

Reconversion

J’arrête de me dire qu’il est trop tard à 55 ans.

Selfie que j'ai fait.

J’ai encore quelques années à travailler, voire plus.

Étant donné qu’il me faut changer de métier et que je suis très attirée par la création de sites, que j’ai approchée il y a maintenant dix ans, je me lance en autodidacte, via des sites, des vidéos, je pioche des informations, des astuces, des conseils afin de m’engager dans la meilleure voie pour rebondir de code en code…

J’ai conscience que ça ne va pas être facile, qu’il me faut une solide formation en parallèle à mes cours ‘maison’ mais papillonner de-ci de-là ne m’amène à rien de constructif et au lieu de changer d’avis au gré du vent, je prends le large et vogue…

Lorsque je fais mes petits bouts de code et que je vois le résultat de la page se construire, c’est magique !

Et vous, avez-vous eu à faire face à une reconversion ‘sur le tard’ ? Quelle était-elle ?

Je suis une pro

Du fiasco et c’est pas donné à tout le monde.

Je me souviens d’un épisode de Friends, une série que j’affectionnais, où Monica massait tellement mal que Chandler lui avait décerné le prix de la pire masseuse et elle en était ravie, elle était la meilleure dans sa discipline.


Eh bien, en ce qui me concerne, je suis la meilleure plus mauvaise dans la gestion de ma vie. J’ai pour ainsi dire tout raté. Dans la pyramide de Maslow, je coche vert les besoins physiologiques (ce qui est déjà une bonne chose comparée à tant d’autres individus certes) hormis la sexualité devenue abonnée absente. Et je coche rouge le reste.
Un carton plein sur le succès invisible niveau professionnel, financier, sentimental, amical, familial et matériel (j’espère ne pas en avoir oublié).
Le bilan fait quand même mal au bide et me donne, paradoxalement, envie de rire : comment peut-on être aussi constante dans les divers domaines de son existence ? En prenant de la ’bouteille’, en principe, normalement, politiquement correct, ce qui se fait, est de tendre vers le mieux, vers l’accomplissement de son ‘niveau de vie’, le chemin classique de tout humain qui se respecte.
Grandeurs et décadences, le temps n’est pas extensible en qualité pour celui qui reste spectateur sans fouler les planches de la scène.
De Charybde en Scylla…
Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse…

Mon p'tit bonhomme que j'ai dessiné au stylo.
J’ai le nez !

Ainsi soit-il.

Sablier naturel

Paysage naturel avec le ciel pour témoin.

Une parmi tant


Bientôt l’heure du goûter, un vendredi d’août 2021. Seule avec mon ordinateur, je pianote ses touches pour répandre ma prose sur le net.
Entre ma vie perso et l’actualité sociétale, je ne vois pas d’autre vocable que celui de merdier. C’est flippant à bien des égards, j’en viens même à regretter le temps ‘insouciant’ de mon enfance et adolescence, ça fait relativiser et ma mémoire devient sélective d’un coup. Tout m’était encore accessible, tous les espoirs étaient permis, l’air était plus respirable, les dés n’étaient pas jetés et mon tour pas encore passé.
Je n’ai pas vu le temps s’écouler et pendant des années, je repoussais à plus tard les projets, les envies, les changements. Les décisions aussi. C’est dingue une vie, c’est si futile et si précieux, si dérisoire et c’est tout ce que chacun de nous possède. Je me sens jeune et pourtant ce qualificatif ne me ressemble plus, je suis sociable et joyeuse sans extérioriser l’un et l’autre.
En quarantaine, en confinement avant Le Confinement, en pause, sur la touche, en suspens, dans ma grotte et dans ma bulle…
Après ces deux dernières années, l’inclinaison naturelle est devenue une nécessité et un besoin : respecter le rythme de mon horloge biologique et consacrer mon temps à des activités artistiques qui me font plaisir et jaillissent de moi.
Quant à Paris, cette ville si convoitée et admirée même, ce fut certainement le cas et justifié un temps. Pour moi, c’est juste moche, sale et de plus en plus insupportable.
Je ne suis pas la Belle au bois dormant et pourtant, sans m’être piqué le doigt, j’ai dormi, j’ai procrastiné, j’ai laissé-faire, j’ai reporté, j’ai lâché l’affaire, j’ai attendu…

Que reste-t-il qui soit encore possible professionnellement et en accord avec mon inclinaison naturelle ?
Quelles solutions pour partir en province sans apport financier conséquent ?

Et vous, c’est comment ?

Le moustique

Dessin abstrait que j'ai fait au stylo.

Bourdonnement

Bzz à mes oreilles cette nuit, un truc si petit qui a fait de mon sommeil une veille par intermittence… je l’ai guetté quelquefois, les mains prêtes à l’attraper pour lui faire sa fête. Ai-je réussi à ma dernière tentative, je ne sais pas car pas de trace sur les doigts, pas de trace sur l’oreiller ni le drap mais le silence enfin. Dommage, le jour s’est levé et je n’arrivais pas à m’endormir…

Y arriver… ou pas

Esquisse au feutre et fond de couleur mis via Photoshop.
Cellules agglomérées

54 ans au compteur. Je ne pensais pas que ça irait si vite, j’ai l’impression, d’un seul coup, que j’ai fait un bond dans le futur… Il y a trente ans, j’étais enceinte, jeune. Si j’avais su que trente ans plus tard, je vivrai dans un 20 m², sans qualification professionnelle ou presque, dans quasi la même situation mais cette fois-ci seule et un avenir restreint… Ce dont je suis certaine, c’est de mourir un jour et… bah c’est tout. Je pense que notre liberté ne sera bientôt plus qu’un souvenir, que l’économie pour les pauvres, dont je fais partie, va continuer sa dégringolade. Un jour, je suis au taquet, persuadée d’arriver à vivre de ma passion car une solution va forcément éclore et un autre jour, je suis défaitiste et démotivée. Comme aujourd’hui. À quoi bon se leurrer, se bercer d’une douce et rassurante illusion ? Les sirènes du saboteur déboulent, pied au plancher… Je m’abreuve dans les expériences d’autrui, plus ou moins florissantes, je détourne mon attention de ma petite personne, à l’affût d’un embryon de renouveau… Il m’arrive d’espérer aller me coucher et faire une longue nuit…
Sans tempérament combatif et sans réseau, faut pas rêver. Enfin si, faut rêver, puisqu’il n’y a que ça…

Et vous, comment ça va ?

Oui, mais lui ?

Dessin que j'ai fait pour illustrer mon article .
Cellules

Notre organisme est une formidable usine, digne de sa cadence, de sa productivité, de sa rentabilité, de sa maîtrise et son efficacité.
Ce merveilleux chef d’orchestre génère et régénère toutes les cellules pour des organes en bon état de fonctionnement. Il sait le réparer si on lui en donne la possibilité, le temps et les meilleures conditions.
Par exemple :

  • Les cellules des papilles de la langue se reforment tous les 10 jours
  • Celles de l’odorat tous les 3 mois
  • Pour l’œsophage, c’est toutes les semaines
  • Celles de l’intestin grêle (entérocytes) se renouvellent tous les 2 à 5 jours et d’autres cellules intestinales tous les 20 jours
  • Quant au côlon, c’est tous les 4 à 6 jours
  • puis celles de la peau, tous les 28 jours
  • Les cellules du cerveau peuvent aussi se renouveler si on les fait travailler.
    N’est-ce pas épatant ?
    Oui, mais alors, pourquoi y a t-il un grand oublié dans la régénération ? L’énigme est entière pour moi. Pourquoi l’émail ne peut se régénérer ? Une fois érodé, usé, c’en est fini. Il est tout de même constitué aussi de cellules, les papilles dentaires. Alors, ne serait-ce point une discrimination ?…
    Trouvez-vous aussi cela injuste ?

La petite phrase qui trotte

Dessin que j'ai fait au stylo et photoshopé.
Ça trotte

J’ai raté ma vie mais je m’aime… comme une ritournelle, dans la tête et le cœur. Je suis lucide, c’est un bon point. Un bon point de départ pour peut-être, je dis bien peut-être, inverser la tendance. Chi lo sa, chi puo dire questo ?
Mais non, ne dis pas ça Patricia, allons, allons ! Si, je le dis et je le maintiens, très cher. Si je me réfère à la pyramide de Maslow, le ‘triangle’ des Bermudes… euh non, le triangle des besoins, je coche uniquement la case première, somme toute, la base, ce qui est énorme bien évidemment car tout le monde n’a pas cette chance, c’est entendu et rien que pour ça, je devrais avoir honte de l’ouvrir… ah bon, alors, j’arrête là, par décence ?
Je ne suis pas en train de pleurnicher, je réserve ça à mon psy, seulement présentement, je m’interroge tout de même. Puis-je le faire, m’interroger ?
Car, enfin, la gente dame qui écrit ces mots a 54 printemps et, me semble-t-il, ce n’est pas tout jeune. Ok, ce n’est pas tout vieux non plus mais ça fait un paquet d’années au compteur, je peux même dire des heures de vol au compteur si ce n’était pas connoté…
Donc, je disais, 54 piges… mazette ! Ne suis-je pas censée avoir mari, maison, ancienneté pro, finance, projet, en un mot, le package ‘réussite’ d’une vie rangée et ‘normale’ ? Tandis qu’après état des lieux, c’est la déconfiture de chez déconfiture. Alors oui, la ‘demoiselle’ a bien quelques velléités et prétentions à la hausse, dont ces deux vocables restent dans la région encéphale sans concrétisations vérifiables et probantes…
J’entends, en double son, la petite voix : ‘mais que va t-on faire de toi ma pov’ fille ? Que feras-tu quand tu seras grande ? Quel avenir te prépares-tu ?… Euh, oups, flûte, durant quelques instants, j’ai remonté le temps…
Mais que s’est-il passé ? N’ai-je pas vu le temps défiler et la situation péricliter, perdurer, ou devrais-je plutôt employer le pluriel ?
Je me retrouve comme une môme qui aurait cassée ces jouets et crierait qu’elle s’ennuie et que personne ne s’occupe d’elle…
Et puis cet argent qui est le nœud du problème, celui par qui tous les maux arrivent, celui qui dicte sa loi sur tous les toits, qui impose sa suprématie et fait tourner en rond même le carré ! Parce qu’enfin, il me faut l’avouer, s’il n’était indispensable pour la survie et la vie, tout roulerait comme sur des roulettes bien roulées, je peux le garantir, et pas seulement pour ma petite personne.
Alors, pour finir parce qu’il faut bien finir cette diarrhée, oui, j’ai raté ma vie jusqu’à aujourd’hui car tout peut changer demain. Ou pas. Et comme dit Magic System : « Tant qu’y a la vie, tant qu’y a la vie, on dit toujours y a l’espoir… »
Je ne sais pas comment rebondir, comment sortir du piège dans lequel je suis tombée avec mon consentement mais tant que je ne suis pas morte, il reste l’espoir…

Et vous, où en êtes-vous ?

Magic System