Le moustique

Dessin abstrait que j'ai fait au stylo.

Bourdonnement

Bzz à mes oreilles cette nuit, un truc si petit qui a fait de mon sommeil une veille par intermittence… je l’ai guetté quelquefois, les mains prêtes à l’attraper pour lui faire sa fête. Ai-je réussi à ma dernière tentative, je ne sais pas car pas de trace sur les doigts, pas de trace sur l’oreiller ni le drap mais le silence enfin. Dommage, le jour s’est levé et je n’arrivais pas à m’endormir…

Y arriver… ou pas

Esquisse au feutre et fond de couleur mis via Photoshop.
Cellules agglomérées

54 ans au compteur. Je ne pensais pas que ça irait si vite, j’ai l’impression, d’un seul coup, que j’ai fait un bond dans le futur… Il y a trente ans, j’étais enceinte, jeune. Si j’avais su que trente ans plus tard, je vivrai dans un 20 m², sans qualification professionnelle ou presque, dans quasi la même situation mais cette fois-ci seule et un avenir restreint… Ce dont je suis certaine, c’est de mourir un jour et… bah c’est tout. Je pense que notre liberté ne sera bientôt plus qu’un souvenir, que l’économie pour les pauvres, dont je fais partie, va continuer sa dégringolade. Un jour, je suis au taquet, persuadée d’arriver à vivre de ma passion car une solution va forcément éclore et un autre jour, je suis défaitiste et démotivée. Comme aujourd’hui. À quoi bon se leurrer, se bercer d’une douce et rassurante illusion ? Les sirènes du saboteur déboulent, pied au plancher… Je m’abreuve dans les expériences d’autrui, plus ou moins florissantes, je détourne mon attention de ma petite personne, à l’affût d’un embryon de renouveau… Il m’arrive d’espérer aller me coucher et faire une longue nuit…
Sans tempérament combatif et sans réseau, faut pas rêver. Enfin si, faut rêver, puisqu’il n’y a que ça…

Et vous, comment ça va ?

Oui, mais lui ?

Dessin que j'ai fait pour illustrer mon article .
Cellules

Notre organisme est une formidable usine, digne de sa cadence, de sa productivité, de sa rentabilité, de sa maîtrise et son efficacité.
Ce merveilleux chef d’orchestre génère et régénère toutes les cellules pour des organes en bon état de fonctionnement. Il sait le réparer si on lui en donne la possibilité, le temps et les meilleures conditions.
Par exemple :

  • Les cellules des papilles de la langue se reforment tous les 10 jours
  • Celles de l’odorat tous les 3 mois
  • Pour l’œsophage, c’est toutes les semaines
  • Celles de l’intestin grêle (entérocytes) se renouvellent tous les 2 à 5 jours et d’autres cellules intestinales tous les 20 jours
  • Quant au côlon, c’est tous les 4 à 6 jours
  • puis celles de la peau, tous les 28 jours
  • Les cellules du cerveau peuvent aussi se renouveler si on les fait travailler.
    N’est-ce pas épatant ?
    Oui, mais alors, pourquoi y a t-il un grand oublié dans la régénération ? L’énigme est entière pour moi. Pourquoi l’émail ne peut se régénérer ? Une fois érodé, usé, c’en est fini. Il est tout de même constitué aussi de cellules, les papilles dentaires. Alors, ne serait-ce point une discrimination ?…
    Trouvez-vous aussi cela injuste ?

La petite phrase qui trotte

Dessin que j'ai fait au stylo et photoshopé.
Ça trotte

J’ai raté ma vie mais je m’aime… comme une ritournelle, dans la tête et le cœur. Je suis lucide, c’est un bon point. Un bon point de départ pour peut-être, je dis bien peut-être, inverser la tendance. Chi lo sa, chi puo dire questo ?
Mais non, ne dis pas ça Patricia, allons, allons ! Si, je le dis et je le maintiens, très cher. Si je me réfère à la pyramide de Maslow, le ‘triangle’ des Bermudes… euh non, le triangle des besoins, je coche uniquement la case première, somme toute, la base, ce qui est énorme bien évidemment car tout le monde n’a pas cette chance, c’est entendu et rien que pour ça, je devrais avoir honte de l’ouvrir… ah bon, alors, j’arrête là, par décence ?
Je ne suis pas en train de pleurnicher, je réserve ça à mon psy, seulement présentement, je m’interroge tout de même. Puis-je le faire, m’interroger ?
Car, enfin, la gente dame qui écrit ces mots a 54 printemps et, me semble-t-il, ce n’est pas tout jeune. Ok, ce n’est pas tout vieux non plus mais ça fait un paquet d’années au compteur, je peux même dire des heures de vol au compteur si ce n’était pas connoté…
Donc, je disais, 54 piges… mazette ! Ne suis-je pas censée avoir mari, maison, ancienneté pro, finance, projet, en un mot, le package ‘réussite’ d’une vie rangée et ‘normale’ ? Tandis qu’après état des lieux, c’est la déconfiture de chez déconfiture. Alors oui, la ‘demoiselle’ a bien quelques velléités et prétentions à la hausse, dont ces deux vocables restent dans la région encéphale sans concrétisations vérifiables et probantes…
J’entends, en double son, la petite voix : ‘mais que va t-on faire de toi ma pov’ fille ? Que feras-tu quand tu seras grande ? Quel avenir te prépares-tu ?… Euh, oups, flûte, durant quelques instants, j’ai remonté le temps…
Mais que s’est-il passé ? N’ai-je pas vu le temps défiler et la situation péricliter, perdurer, ou devrais-je plutôt employer le pluriel ?
Je me retrouve comme une môme qui aurait cassée ces jouets et crierait qu’elle s’ennuie et que personne ne s’occupe d’elle…
Et puis cet argent qui est le nœud du problème, celui par qui tous les maux arrivent, celui qui dicte sa loi sur tous les toits, qui impose sa suprématie et fait tourner en rond même le carré ! Parce qu’enfin, il me faut l’avouer, s’il n’était indispensable pour la survie et la vie, tout roulerait comme sur des roulettes bien roulées, je peux le garantir, et pas seulement pour ma petite personne.
Alors, pour finir parce qu’il faut bien finir cette diarrhée, oui, j’ai raté ma vie jusqu’à aujourd’hui car tout peut changer demain. Ou pas. Et comme dit Magic System : « Tant qu’y a la vie, tant qu’y a la vie, on dit toujours y a l’espoir… »
Je ne sais pas comment rebondir, comment sortir du piège dans lequel je suis tombée avec mon consentement mais tant que je ne suis pas morte, il reste l’espoir…

Et vous, où en êtes-vous ?

Magic System

Génocide

Edvard Munch - Dans le domaine public en 2019
Edvard Munch

Viser la tête pour anéantir la racine du mal
Les moutons s’entre-dévorent au lieu de mordre le berger
Éteindre la télé pour allumer le cerveau
Réussir sa vie n’est plus l’actualité face à rester en vie
Non-assistance à humanité en danger
Crime des geôliers dirigeants

Le piège

Dessin que j'ai fait au stylo bille et colorisé via Photoshop.

On est trop con, c’est bien fait pour notre gueule
Le piège se referme et on dit encore amen
On se croit libre, grand, fort, indomptable
On est rien
Eux aussi ne sont rien mais ils font tout
On est trop con, c’est tant pis pour notre gueule
L’issue, pour nous comme pour eux, reste la même
Rendez-vous de l’autre côté…

Respirer

Image que j'ai prise sur une banque d'images pour illustrer ma réflexion
Se sentir vivant

Sans respiration, pas de vie.
Un masque sur le nez et la bouche, comme refuser le droit à la vie, renoncer à vivre.
Colmater, obstruer le nez et la bouche. Dire non à la vie. Dire : ‘je ne veux pas respirer’.
Les virus sont dans l’air, tout le temps, on les respire à chaque inspiration.
Les virus se développent dans l’organisme si le système immunitaire est faible, lorsque les anticorps ne jouent pas leur rôle de défenseurs.
Respirons à pleins poumons, notre vie nous appartient !
C’est la seule que nous ayons, à priori. laissons-la respirer tant qu’il est encore temps.
Sourions et renforçons notre système immunitaire.