Coléoptère du tonnerre

Challenge écriture 20

Challenge d'écriture proposé par Marie Kléber.
Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber.

Comme vous avez apprécié la liste de mots, je renouvelle l’expérience avec ceux-ci : vacarme, coccinelle, ectoplasme, labyrinthe, pavillon, régalade, picorer, diva, focus, ritournelle.

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Quelle diva cette coccinelle, elle est élégante soit mais aucun point de vue, point ! Dans le labyrinthe de son pavillon, le focus est mis sur l’écho des mots qu’elle n’entend pas parce que pavillon elle n’a pas puisque oreilles, elle n’a pas … elle n’a pas, elle n’a pas, la ritournelle d’une coccinelle aux petites ailes qui s’ébrouent sans vacarme. Point d’oreilles mais une bouche pour picorer l’ectoplasme qui s’est aventuré de trop près. Quelle régalade pour la belle !

P’tit gars !

Challenge écriture 19

Challenge d'écriture proposé par Marie Kléber.
Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber.

Pour la semaine prochaine (#19), je vous invite à faire une liste de 20 titres de chansons que vous aimez ou connaissez. Puis d’écrire un texte en intégrant ces titres! Bonne fête de la musique!

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Je ne résiste pas à l’envie de partager mon amour pour Lucien et qui remonte à mes neuf ans, dans ma drôle de vie, enfin drôle n’est pas le vocable définissant le mieux… Bref, n’attendons pas plus, je faisais allusion à cet artiste multiple facettes, toi mon amour, comme j’aurais aimé que ce fut le cas… Les dessous chics, il en a vu plus d’un, ce grand séduit et séduisant à sa façon. La groupie du pianiste, qu’il fut à une époque, a forcément existé mais ne faisait pas le poids devant le raz-de-marée de fans qui a suivi. Jane et lui incarnaient les amants de Saint-Jean tournoyant au petit bal perdu. Je suis malade de son absence et comme les sos d’un terrien en détresse, la nuit je mens pour tromper son départ, je me mens en écoutant ses pépites et en le faisant revivre… Il jouait du piano debout, un piano fictif sur lequel courait ses doigts de peintre,lorsqu’il chantait ses émotions, son chœur americano en écho. Et le mien de cœur, explosait de joie ou de tristesse, tantôt en criant à tue-tête le chant révolutionnaire funiculi, funiculà, tantôt la mort dans l’âme comme dans les gnossiennes. Sorry angel devrait lui crier la maudite faucheuse qui l’a arraché à nous, ses adorateurs, felicità, oui bravo à toi de nous avoir joué ce sale coup… a t-il eu le temps de dire bella ciao à ses amours ? Dans toutes les langues, la javanaise, la française, la chinoise, et toutes les autres, je t’aime. À l’inverse de ce sublime morceau lyrique, e lucevan le stelle (les étoiles brillaient), une s’est éteinte…

La fin du début

Challenge écriture 18

Challenge d'écriture proposé par Marie Kléber.
Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber.

Pour la semaine prochaine, je vous invite à écrire un texte ou un poème dans lequel le dernier mot de chaque phrase devra être le premier mot de la phrase suivante. Hâte de voir ce que cela va donner ! Au plaisir et amusez-vous bien !

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Le sablier poursuit sa course
Course qui s’essouffle parfois
Parfois pour reprendre de la vitesse
Vitesse qui s’accélère toujours plus
Plus, un jour sera le maître-mot
Maître-mot ou maître-chien chacun aussi fidèle
Fidèle et tout autant cruel
Cruel comme dans un duel
Duel ou la mort est la gagnante
Gagnante et perdante les deux faces de la même pièce
Pièce du jeu de la vie
Vie éphémère qui semble éternelle
Éternelle dans l’esprit et le cœur
Cœur, trèfle, carreau et pique
Pique pour faire circuler le sang
Sang dessus dessous dans tous les sens
Sens, on le cherche toujours.

Une vie de château

Challenge écriture 13

Challenge d'écriture proposé par Marie Kléber.
Challenge d’écriture proposé par Marie Kléber.

Pour cette première semaine (#13), nous allons partir d’un livre que vous connaissez peut-être – Un secret de Philippe Grimbert que je vous recommande en passant – et d’une phrase, qui sera la première phrase de votre texte: « Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour. »

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Louise m’avait permis de reconstituer l’idylle de mes parents coupables. J’avais quinze ans, je savais ce que l’on m’avait caché et à mon tour je me taisais, par amour. Parce que je n’avais pas le droit de les juger. Et puis, entre nous, s’ils n’avaient pu s’aimer, je ne serais pas ici… Je comprenais, enfin j’essayais. C’est vrai qu’au moment où Louise a lâché le morceau, j’ai eu un haut-le-cœur. Mais après une petite digestion, je mesure mieux leur geste. Non seulement je le mesure et je compatis. Une fois, petite, j’avais demandé à papa ce qu’il avait sur la main et le bras. Pourquoi ces morceaux de peau un peu boursouflés. Il avait jeté un œil furtif à maman et elle avait répondu : il s’est brûlé en préparant un barbecue, les flammes étaient trop grandes. En grandissant, je me disais que j’avais de la chance d’avoir un papa et une maman qui s’aimaient tellement. Ils étaient toujours collés l’un à l’autre, ils faisaient tout pour se faire plaisir, par exemple, papa achetait tous les dimanches, un énorme bouquet de fleurs à maman et elle, elle lui préparait un magnifique repas avec tout ce qu’il aimait et même si c’était un plat que je n’aimais pas, elle me disait que papa l’adorait et qu’il me fallait apprendre à l’apprécier aussi. Ils partaient souvent en week-end et me laissait chez mamie, ma mamie chérie, la mère de maman, qui me faisait de super gâteaux et jouait avec moi aux petits chevaux. Je savais qu’ils m’aimaient, je n’en doutais pas une seconde mais je pense qu’ils préféraient encore plus être tous les deux. Je n’étais pas malheureuse et c’était tellement beau de les voir si amoureux. Il y a bien eu des histoires de famille, comme partout, eh bien, à chaque fois que quelqu’un s’attaquait à l’un d’eux, l’autre le défendait corps et âme. Même qu’une fois, on est parti précipitamment parce que maman était critiquée et papa n’a pas supporté, il nous a demandé d’aller dans la voiture et hop, direction maison. Je n’ai jamais entendu la moindre dispute entre eux, c’était impossible chez nous. Un jour, alors que nous venions de voir au cinéma un joli dessin animé, j’avais demandé à papa comment il avait demandé maman en mariage. Il m’a raconté qu’il l’avait emmené dans un beau château. J’avais trouvé ça romantique. La suite l’est beaucoup moins maintenant que je sais… Louise a parlé.
Papa était fou amoureux de maman. Seulement ses parents n’étaient pas d’accord qu’un noble fréquente une fille d’ouvriers. Alors, ils ont interdit à papa de la revoir mais bien sûr, il n’a pas obéi. Ils se voyaient en cachette. Jusqu’au jour où ma grand-mère paternelle les a surpris s’embrassant dans une petite rue, sous un arbre. Elle a foncé sur maman, l’a giflé, papa a défendu maman en repoussant ma grand-mère. Elle a menacé mes grand-parents maternels de porter plainte contre eux, sous n’importe quel prétexte, s’ils n’envoyaient pas maman loin d’ici. Elle a même voulu leur donner de l’argent, beaucoup d’argent. Maman a tout entendu, elle s’était cachée lorsque la châtelaine est arrivée. Elle a alors tout raconté à papa. Il y a eu une terrible dispute entre papa et ses parents. Et un accident. Dans l’agitation, ma grand-mère s’est trop approchée des flammes du feu de cheminée et sa robe a pris feu. Mon père a voulu la secourir mais elle hurlait et se débattait. Mon grand-père a réussi à étouffer les flammes et il a chassé mon père. Heureusement, mes grand-parents maternels l’ont accueilli comme un fils. C’est la dernière fois qu’il a vu ses parents car sa mère s’est suicidée quelque temps plus tard et son père n’a jamais voulu le revoir.
Je ne leur dirais pas ce que mamie Louise m’a raconté. Parce que je n’ai pas le droit de les juger. Je les aime.

Rimes arrimées

Challenge Ecriture Semaine 8

Participation au challenge d'écriture de Marie Kléber.
Participation au challenge d’écriture de Marie Kléber.

On va aller explorer quelques rimes. Rimes continues, comme son nom l’indique, les vers ont tous le même son à la finale (AAAA) , Rimes plates ou suivies (AABB), Rimes croisées (ABAB) ou Rimes embrassées (ABBA). Je vous laisse le choix, vous pouvez aussi écrire un poème en les mélangeant ou écrire plusieurs poèmes. Le thème: Changement (cycles – saisons – marées – mouvement…)

*

De seconde en minute
Dont l’heure est le but
Les vingt-quatre passées
Et nous voici plus âgé

Quand tout refleurit
Et ressort du nid
On se sent si bien ici
Ah si c’était à l’infini !

Un jour l’enfant naît
Puis il grandit
Et après plusieurs années
C’en est fini

Le cycle n’est pas terminé
Je vois le linge par le hublot
Barboter dans toute cette eau
Qui plus tard sera essoré

La faute d’orthographe

Esquisse que j'ai faite pour mon texte sur la faute d'orthographe.
M O T

Les mots se mêlent, s’emmêlent et finissent en histoires. Ils s’alignent ou jouent à saute-mouton, à cache-cache. Ils font des bonds. Ils en font de bons aussi. Ils se chamaillent, c’est à celui qui aura le plus de voyelles, de consonnes. Ils disent ce qu’ils veulent : « Un lapin vert, ça n’existe pas ! » mais avec eux, il existe… « une carotte bleue, ça n’existe pas ! » mais avec eux, elle existe. Bref, ils font la pluie et le beau temps. Ils assistent à la naissance de l’amour. À sa fin aussi. Ils enchantent, séduisent, draguent comme personne. Mais, aussi, ils savent faire mal, ils amputent, ils assassinent. À une lettre près, et c’est mort…
Les mots se disent tout haut. Et tout bas. Un mot de trop ou non-dit et c’est la faute. Les mots parlent et se taisent. Des tonnes de mots. Des tomes de mots. Sur tous les tons. En un mot, pas de mot… chut !

Maude

Challenge Écriture #38 – 17.11.2020

Challenge d'écriture de Marie Kléber
Challenge d’écriture de Marie Kléber

Pour la semaine prochaine (#38), je vous invite à écrire un texte qui comportera la phrase suivante au milieu de votre récit: “avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille”. A vous de jouer!

***

Il fallait que je sois très jolie aujourd’hui car Maude était revenue en ville et il était hors de question qu’elle me pique Dan, cette chipie. Il suffisait qu’une nana soit en couple pour qu’elle sème la zizanie et sorte le grand jeu. Principalement lorsqu’il s’agissait de moi. C’était comme ça depuis qu’on était enfant, à chaque fois que j’avais un truc, elle le voulait.
Le rendez-vous était fixé à quatorze heures, dans notre salle de jeu préférée. Nous étions déjà là, Dan et moi. Nadine et Jean étaient arrivés un quart d’heure après et Christine venait de me téléphoner pour dire qu’elle cherchait une place au parking.
Une demi-heure plus tard, lorsque la porte s’est ouverte et qu’elle est apparue, j’ai senti que je n’avais aucun souci à me faire pour Dan. Ce n’était plus la belle brunette sexy de l’année dernière. Plus de maquillage, plus de décolleté plongeant, ni de mini-jupe ou de talons aiguilles. Une queue de cheval de travers, des boutons en guise de maquillage et une robe déformée par la grossesse.
Bon, avec ce tableau, je pouvais reprendre mon souffle. J’étais même allée jusqu’à porter des lentilles pour être vraiment sous mon meilleur jour et surtout pour garder mon mec… bah oui, avec mes lunettes à double foyer, j’avais une vision de cul de bouteille.

Mémé

Challenge Écriture #37 – 10.11.2020

Challenge d'écriture de Marie Kléber.
Challenge d’écriture de Marie Kléber

Pour la semaine prochaine (#37), je vous invite à écrire un texte à partir des mots suivants : radoter, célèbre, agriculture, cirage, limonade, potion, essai.

***

La pauvre vieille passait son temps à radoter depuis la mort de tous ses proches, il y avait déjà plusieurs années. Elle répétait inlassablement les histoires d’antan, parfois en rigolant, parfois en pleurant ou même en se mettant en colère. Dans ces moments-là, la seule âme vivante autour d’elle s’échappait, la queue entre les jambes et prenait abri dans sa niche.
‘Complètement dans le cirage‘ disait quelques voisins qui la croisait de temps en temps dans les champs. Sa folie plus ou moins douce la rendait célèbre aux alentours.
Dans les périodes d’agriculture intense, quelque commis de la ferme d’à côté lui apportait des légumes pour faire la soupe, seul mets qu’elle pouvait encore déguster, ses chicots s’étant aussi fait la malle.
Elle insistait pour lui offrir une limonade et durant une heure, le pauvre bougre était forcé d’écouter ses litanies et, après plusieurs essais infructueux, parvenait enfin à s’enfuir jusqu’à la prochaine récolte. Elle rangeait alors sa potion citronnée qui attendrait le futur livreur.

Tempête d’idées

Illustration que j'ai faite pour mon exercice de phrases
Changement de place

Revenir à la source : RESPIRER EST INTRINSÈQUE AU VIVANT

C’est parti pour le chamboulement :
Sereines, tant pis ! Vivre, trinquer. Reste A U
Ne rire que si tu es transpirante. Reste V I V
Une quantité prise sans vérité. Reste V R I R
Au pire, sentir, tisser une vanité. Reste R V Q

En avez-vous d’autres ?